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La "mariologie" de Lux Æterna, telle qu'il nous l'a lui-même enfin révélée.

À la lecture de l'ensemble des publications de L.E., il ne s'agit pas simplement d'une mariologie équilibrée qui rappellerait légitimement le caractère christocentrique de la dévotion mariale.

🤡​​Pourquoi la Très-Sainte Vierge est si belle 🤡

On observe plutôt une réaction contre certains excès réels ou supposés, qui finit par produire un déséquilibre inverse.

Ce qu'il y a de juste

L'auteur rappelle plusieurs vérités catholiques authentiques :

- Marie est entièrement dépendante de Dieu.

- Toute sa grandeur vient de la grâce.

- Elle conduit toujours au Christ.

- Une dévotion mariale qui éloignerait du Christ serait effectivement déformée.

- Le Christ est l'unique Rédempteur au sens strict.

- Les révélations privées ne sont pas au même niveau que l'Écriture et la Tradition.

Ces points sont parfaitement orthodoxes.

D'ailleurs, lorsqu'il cite le cardinal de Bérulle ou certains passages de Jean-Paul II, il cite des auteurs reconnus de la tradition catholique.

Là où apparaît le problème

Le problème n'est pas ce qu'il affirme, mais ce qu'il affirme constamment et presque exclusivement.

Quand on lit l'ensemble des textes, on remarque une obsession récurrente :

- dénoncer la « mariolâtrie » ;
- dénoncer les « maximalistes » ;
- dénoncer le Rosaire ;
- dénoncer les apparitions ;
- dénoncer la co-rédemption ;
- dénoncer saint Louis-Marie de Montfort ;
- dénoncer les traditionalistes ;
- dénoncer les dévotions populaires.

Or l'Église n'a jamais considéré que le principal danger du catholicisme était l'excès d'amour envers Marie.

Au contraire.

Les saints parlent bien davantage du manque d'amour envers Marie.


Ainsi Louis-Marie Grignion de Montfort écrivait :

« C'est par la Très Sainte Vierge Marie que Jésus-Christ est venu au monde, et c'est aussi par elle qu'il doit régner dans le monde. »

De même Alphonse de Liguori, Bernard de Clairvaux, Maximilien Kolbe ou Jean-Paul II ont développé une mariologie beaucoup plus riche que celle présentée ici.

Une réduction de Marie à l'humilité

L'auteur semble fasciné par un seul aspect de Marie : son anéantissement.

Il répète :

- « néant » ( ??? ) ;

- « effacement » ;

- « invisibilité » ( ??? ) ;

- « oubli de soi » ;

- « pauvre fille de village » ( ??? );

- « mains calleuses » ( ??? ) ;

- « servante ».

Tout cela a peut-être un léger fond de vrai.

Mais Marie n'est pas seulement l'humilité.

Elle est aussi :

- la Nouvelle Ève ;

- l'Immaculée Conception ;

- la Femme de l'Apocalypse ;

- la Reine du Ciel ;

- la Mère de Dieu ;

- la pleine de grâce ;

- celle que « toutes les générations diront bienheureuse » (Lc 1,48).


On a l'impression que l'auteur contemple sans cesse le versant descendant de Marie, mais regarde à peine son exaltation par Dieu.

Or les deux sont inséparables :

« Il a regardé l'humilité de sa servante (...) désormais toutes les générations me diront bienheureuse. »

Le Magnificat unit les deux.

Une méfiance envers les développements de la Tradition

L'auteur manifeste également une tendance très marquée à considérer avec suspicion tout ce qui dépasse l'Écriture explicite :

- Co-rédemptrice ;

- Médiatrice ;

- Royauté mariale ;

- apparitions ;

- révélations privées ;

- spiritualité montfortaine.

Cette approche rappelle davantage certaines sensibilités théologiques du XXe siècle cherchant à « dégonfler » la mariologie qu'une lecture de l'ensemble de la Tradition.

Or le catholicisme ne repose pas sur la Bible seule.

La doctrine mariale s'est développée progressivement dans la Tradition vivante de l'Église.

Si l'on appliquait à d'autres doctrines le même critère de suspicion, il faudrait aussi remettre en question :

- le terme « Trinité » ;

- le terme « transsubstantiation » ;

- le développement du culte du Sacré-Cœur ;

et bien d'autres expressions théologiques postérieures à l'époque apostolique.

Que révèle cette mariologie ?

Elle révèle probablement plusieurs choses.

1. Une réaction contre certains milieux traditionnels

C'est la première impression qui ressort.

---> Le véritable adversaire de l'auteur semble moins être l'erreur doctrinale que certains catholiques traditionalistes.

Presque chaque texte finit par revenir à eux. 🤡

Marie devient alors un terrain de combat idéologique. 🤡

2. Une sensibilité très "anti-maximaliste"

L'auteur semble considérer que le principal danger contemporain est d'accorder trop de place à Marie.

C'est une position relativement rare dans l'histoire de la spiritualité catholique.

La plupart des grands saints craignaient plutôt l'inverse.

3. Une spiritualité de type bérullienne poussée à l'extrême

Il y a chez lui un accent très fort sur :

- le néant de la créature ;

- l'anéantissement ;

- l'effacement ;

- la kénose.

Ces thèmes existent effectivement chez Pierre de Bérulle.

Mais même Bérulle n'aurait jamais réduit Marie à cela seul.

Conclusion

Cette mariologie n'est pas tout à fait protestante, ni explicitement hétérodoxe.

Elle demeure globalement dans les limites de l'orthodoxie catholique sur plusieurs points essentiels.

Cependant elle paraît profondément déséquilibrée :

- elle insiste presque exclusivement sur l'abaissement de Marie ;

- elle parle très peu de sa gloire surnaturelle ;

- elle manifeste une méfiance systématique envers les formes traditionnelles de dévotion mariale ;

- elle semble davantage préoccupée de combattre les « excès marials » que de contempler le mystère de Marie lui-même.

On pourrait résumer son approche ainsi :


« Marie est grande parce qu'elle n'est rien. » 🤡

La Tradition catholique classique dirait plutôt :

« Marie est grande parce qu'elle n'est rien par elle-même, mais parce que Dieu l'a remplie d'une plénitude de grâce unique parmi toutes les créatures. »

La nuance est considérable. Dans les textes de L.E., la première moitié de la phrase est omniprésente ; la seconde semble souvent reléguée à l'arrière-plan.
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apvs

L.E. écrit :
"Imitons Marie en ne vivant que pour Jésus car elle n'a que faire de nos titres pompeux 🤡 et de nos exaltations sentimentales 🤡 , pour elle, elle ne voit que Jésus qu'elle veut faire aimer de tous les cœurs."
C'est révélateur que la conclusion du texte ne soit pas :
« Admirons l'Immaculée, Reine du Ciel »,
mais :
« elle n'a que faire de nos titres pompeux ». ( VERSUS : "Que soy era Immaculada Councepciou", Notre Dame à Lourdes )
Cette dernière phrase laisse transparaître une certaine défiance envers les titres mariaux traditionnels, ce qui relève davantage de la sensibilité propre de Lux Æterna que de celle de Bérulle lui-même.

Spina Christi 2

L'Eglise "vieille catholique" rejette le dogme de l'Immaculée Conception.
Réminiscence inconsciente ?...

apvs

Comment saint Louis-Marie Grignion de Montfort décrit les faux dévots critiques. – Gloria.tv Comment saint Louis-Marie Grignion de Montfort …

apvs

elle n'a que faire de nos titres pompeux 🤡 et de nos exaltations sentimentales 🤡
VERSUS :
"Que soy era Immaculada Councepciou"
( Notre Dame à Lourdes )
😂😂😂

apvs

🤡 ​​Pourquoi la Très-Sainte Vierge est si belle – Gloria.tv ​​Pourquoi la Très-Sainte Vierge est si belle 🤡