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La « suppléance de l’électorat » et la succession apostolique

La « suppléance de l’électorat » et la succession apostolique

Réfutation théologique de l’argument tiré de l’absence de juridiction des évêques sans mandat pontifical

L’étude récente du P. Nicolás E. Despósito, consacrée à « l’apostolicité de l’Église et la thèse de Cassiciacum », présente une difficulté sérieuse à l’égard du sédévacantisme intégral : si le Siège apostolique est vacant et si les évêques traditionalistes ne possèdent pas de juridiction ordinaire, comment pourraient-ils participer à la restauration de la hiérarchie ?

L’argument mérite d’être pris au sérieux. L’étude rappelle justement une distinction fondamentale entre ordre sacramentel et juridiction, et souligne que la succession apostolique ne consiste pas dans une simple succession matérielle d’hommes consacrés évêques.

Mais sa conclusion va plus loin que ses prémisses.

Elle tend à établir que, puisque des évêques sans juridiction ordinaire ne sont pas des successeurs apostoliques formaliter au sens plein du terme, ils ne pourraient pas participer à une solution extraordinaire de la crise hiérarchique.

Or cette conclusion n’est pas démontrée.

Plus encore : elle entre en tension avec les principes mêmes que l’étude reconnaît lorsqu’elle traite de la dévolution extraordinaire du pouvoir électoral.

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